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Un record du monde pour Maggie Mac Neil pour souligner la soirée en or du Canada

ABOU DHABI – Déjà championne olympique et championne du monde, Maggie Mac Neil peut ajouter le titre de détentrice du record du monde à ses réalisations après la performance incroyable qu’elle a réussie lors d’une superbe soirée pour le Canada aux Championnats du monde la FINA (25 m).

Mac Neil, de London, en Ontario, a abaissé le record du monde au 50 m dos féminin lors d’un doublé canadien or-argent avec Kylie Masse. Plus tôt, Sydney Pickrem a triomphé au 200 m quatre nages individuel, tandis que l’équipe du relais 4 x 200 m libre féminin a terminé la soirée par une autre victoire incroyable.

C’est la première fois de l’histoire que le Canada gagne trois médailles d’or en une seule journée à une compétition d’envergure comme les championnats du monde ou les jeux. Mac Neil et Masse sont seulement le deuxième duo canadien à termine en première et deuxième positions dans la même épreuve, rejoignant Joanne Malar et Nancy Sweetnam, qui avait réussi cet exploit au 400 m QNI à ces championnats en 1995.

Grâce à ses quatre autres médailles, le Canada établit une nouvelle récolte record aux mondiaux en petit bassin qui compte jusqu’à maintenant 12 médailles (six d’or, quatre d’argent et une de bronze). La meilleure récolte de l’équipe, soit huit médailles, remonte à 1999 et 2016. Les six médailles d’or placent notre équipe à égalité avec l’équipe américaine au tableau des médailles à un jour de la fin de ces championnats. Il s’agit de la meilleure récolte de médailles d’or de tous les temps du Canada.

Masse, basée au Centre de haute performance (CHP) de l’Ontario et médaillée dix fois à cette compétition, a aussi marqué une page d’histoire en devenant la nageuse canadienne la plus décorée aux Championnats du monde de la FINA (en petit bassin et en grand bassin combinés). Avant aujourd’hui, elle avait neuf médailles et était à égalité avec Penny Oleksiak et Ryan Cochrane.

Au 50 m dos, Mac Neil a stoppé le chrono à 25,27 pour la victoire et a battu le record du monde en petit bassin de 25,60 établi par Kira Toussaint des Pays-Bas en 2020. Masse a touché le mur en deuxième en un temps record personnel de 25,62 et, par le fait même, bat le record canadien de 25,84 qu’elle partageait avec Mac Neil. La Suédoise Louise Hansson est arrivée troisième en 25,86.

« Si vous m’aviez dit que mon premier record du monde serait au dos, je ne vous aurais pas cru », dit Mac Neil, championne olympique au 100 m papillon à Tokyo et championne du monde en grand bassin en 2019. « Mais, je savais que si je pouvais corriger mes virages, j’avais une chance. C’était assurément mon objectif pour cette compétition. »

Masse a remporté l’argent à ses trois épreuves de dos.

« Le 50 m en petit bassin, c’est une question de puissance et de travail sous l’eau, et la partie de la nage, c’est ma force, alors le 50 m est toujours la course la plus difficile pour moi, dit-elle. Je suis très heureuse d’être sur le podium. Être à côté de Maggie et la voir réussir un record du monde, je savais qu’elle était passée proche quelques fois et qu’elle allait donner tout pour réussir. »

En ce qui concerne la récolte record de l’équipe de la FINA, Masse dit qu’elle souhaite poursuivre la tradition d’excellence de la natation canadienne.

« C’est difficile d’y croire, dit-elle. C’est un honneur d’avoir ce titre. J’ai commencé à nager quand j’étais jeune au sein de programmes de clubs et je voulais accomplir de grandes choses en natation. Je suis reconnaissante d’être dans ce sport, d’être entourée d’un si grand nombre d’athlètes, d’entraineurs et de personnel de soutien incroyables. »

Masse est montée sur le podium lors de huit jeux et mondiaux consécutifs.

« Je n’aurais jamais imaginé une telle carrière jusqu’à présent. Je suis extrêmement compétitive et je ne me sens jamais satisfaite. C’est la beauté du sport et c’est ce qui me garde motivée. »

Au relais 4 x 200 m libre féminin, le Canada a abaissé le record canadien et le record des Amériques à sept minutes et 32,96 pour décrocher l’or. L’équipe se composait de Summer McIntosh et Kayla Sanchez, toutes deux du CHP-Ontario, Katerine Savard du club CAMO de Montréal et Rebecca Smith de l’Université de Calgary. Elles ont raté le record du monde par quelque 0,11 seconde. Les États-Unis les suivaient de plusieurs secondes en deuxième position à 7:36,53 et la Chine, en troisième position à 7:39,92.

« Nous voulions gagner cette épreuve, explique Smith. Nous voulions essayer de nous rapprocher le plus près possible du record du monde et réaliser le meilleur relais 200 libre que nous étions capables. C’est une longue compétition, avec plein de courses pour certains membres de notre équipe, alors nous voulions la finir en force. »

Tessa Cieplucha et Pickrem, qui ont aidé l’équipe de relais à se qualifier durant les séries préliminaires, recevront également une médaille d’or.

Au 200 m quatre nages individuel féminin, Pickrem a gagné l’or en 2:04,29, devançant la Chinoise Yiting Yu, arrivée deuxième en 2:04,48 et l’Américaine Kate Douglass, troisième en 2:04,68.

« Je savais que je devais nager de mon mieux à la deuxième moitié de la course, c’est ma force », explique Pickrem, qui se trouvait en troisième position à mi-chemin. « Les temps ne sont pas importants en comparaison avec ma préparation durant la saison. Ce qui compte, c’est de se lever et de nager. »

Pickrem a reconnu que sa présence à ces mondiaux avait été incertaine en raison de la saison très stressante, qui incluait aussi des Jeux olympiques et la Ligue internationale de natation.

« Sur le plan émotif, j’ai vécu l’année la plus difficile de ma carrière de nageuse, dit-elle. Cette victoire est très importante, je suis reconnaissante de plein de choses. »

Bailey Andison de Smiths Falls, en Ontario, est arrivée cinquième en 2:06,13.

Joshua Liendo participera à une autre finale. En effet, il a nagé le deuxième meilleur temps des demi-finales du 100 m libre masculin, en 46,29 secondes, tout juste derrière l’Italien Alessandro Miressi (45,58). En préliminaire, il avait inscrit le temps le plus rapide de sa série, soit 46,26.

« Je me concentrais juste sur ma technique ce soir », dit Liendo, déjà médaillé de bronze au 50 m libre et médaillé d’or au relais 4 x 50 m libre à ces championnats. « Je voulais seulement faire une grosse course. La victoire de Sydney m’a vraiment aussi donné plein d’énergie. »

Après s’être classée 14e lors des séries préliminaires en matinée, Maggie Mac Neil, de London, en Ontario, est revenue en force en demi-finale du 100 m papillon et a inscrit le temps le plus rapide, soit 55,45.

« C’était beaucoup mieux que ce matin », dit Mac Neil, championne olympique et championne du monde en grand bassin pour cette même épreuve. « J’avais beaucoup de choses à corriger, de mes virages à mon plongeon et à la fin de ma course. »

John Atkinson, directeur de la haute performance et entraineur national de Natation Canada a dit des finales de lundi qu’elles étaient la meilleure soirée du Canada à des championnats du monde.

« C’était une soirée fantastique pour la natation canadienne, dit-il. Les performances que les athlètes ont réussies à la fin de la l’année sont une excellente façon de terminer 2021 et de passer à la prochaine. Les athlètes, les entraineurs et le personnel de soutien ont travaillé sans relâche toute l’année. Venir ici et connaitre ce qui pourrait être la plus belle soirée de natation pour le Canada à des championnats du monde est incroyable, et tout le mérite leur revient. »

Neuf femmes et trois hommes, tous membres de l’équipe canadienne des Jeux olympiques de Tokyo 2020, participent à la compétition de six jours. Les finales ont lieu à 9 h (HE) tous les jours et sont diffusées sur les plateformes numériques de CBC, soit CBCSports.ca, CBC Sports App et CBC GEM).

La compétition se termine mardi.

Tous les résultats (site en anglais) : https://www.omegatiming.com/2021/15th-fina-world-swimming-championships-25m-live-results

L’article avec la permission de Natation Canada

Photo : Natation Canada / Simone Castrovillari