Un monde de possibilités : Inspirer les femmes dans le sport (Partie 5 - Debbie Low et Chelsey Gotell)

mercredi, 4 mars, 2020

By David Grossman

 

L’Institut canadien du sport de l’Ontario croit au pouvoir du sport et à l’importance d’avoir des modèles et mentors positifs et inspirants à tous les niveaux sportifs. Cette série d’articles en cinq parties, écrite par le journaliste sportif primé David Grossman, a été conçue pour montrer comment des femmes remarquables de l’industrie ont utilisé le sport et les nombreuses compétences à transmettre qu’elles ont appris dans le sport pour les mener vers des occasions professionnelles et des postes de leadership.

En partenariat avec Sport Canada et son soutien financier aux initiatives d’égalité des genres dans le sport et de sécurité dans le sport, l’ICSO vise à être un chef de file dans la lutte pour un système sportif plus inclusif et égalitaire.

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Certains pourraient y voir une responsabilisation ou simplement une combinaison de confiance, d’expérience et de détermination à améliorer les choses.

Pour Debbie Low et Chelsey Gotell, leur directive est instinctive et a transformé les difficultés en moments positifs qui changent la vie de milliers d’athlètes au Canada et dans le monde entier.

Ces deux femmes incroyables, toutes deux des leaders exemplaires dans le milieu du sport, ont fait preuve d’une cohérence remarquable dans la transmission d’un message.

Contribuant à la croissance, la sensibilisation et l’orientation future des athlètes canadiens de haut niveau sous les feux de la rampe internationale, Mme Low et Mme Gotell ont joué un rôle déterminant dans l’établissement de relations, le choix judicieux de contacts et le développement d’opportunités.

Elles ont toutes deux un lien spécial avec le mouvement sportif paralympique. Chacune a contribué à la croissance continue et à l’avancement des athlètes canadiens de haut niveau ayant un handicap.

Mme Low est présidente et chef de la direction de l’Institut canadien du sport de l’Ontario (ICSO), un milieu d’entraînement quotidien multisports de classe mondiale pour les athlètes de haute performance et les entraîneurs qui travaillent avec des experts praticiens à l’interne.

Debbie Low avec des membres du personnel de l’ICSO, célébrant le cinquième anniversaire de l’ICSO au Centre sportif panaméricain de Toronto, en août 2019. (Photo : Institut canadien du sport de l’Ontario)

Pendant plus de 30 ans, elle a trouvé des façons de soutenir les athlètes et les entraîneurs en quête d’excellence sur la scène universelle. Elle est à la tête d’une organisation qui propose une direction, des services et des programmes experts pour ceux qui en ont le plus besoin.

« Quand je réfléchis et que je vois une perception se concrétiser, non seulement elle devient très puissante, mais elle m’encourage à en faire plus », a déclaré Mme Low. « Il y a tant d’autres opportunités à venir et ce que nous pouvons accomplir, en tant que province et pays, peut faire tant de bien au parcours de l’athlète. »

Son travail n’est pas passé inaperçu. En effet, Mme Low a reçu une Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II en 2012. Le lieutenant-gouverneur de l’Ontario lui a remis cet honneur distingué, en reconnaissance de sa contribution à l’avancement de la cause des Canadiens qui vivent avec un handicap.

Elle a joué un important rôle de leadership lors de deux Jeux paralympiques.

En 2008, elle a été chef de mission du Canada aux Jeux de Pékin et quatre ans plus tard, elle a été sélectionnée pour être chef de mission adjointe aux Jeux d’Athènes.

Debbie Low (debout, troisième à partir de la droite) en tant que chef de mission adjointe aux Jeux paralympiques 2004 à Athènes, photographiée avec des membres du personnel de mission d’Équipe Canada à l’Acropole. (Photo : Debbie Low)

Quant à Mme Gotell, originaire d’Antigonish en Nouvelle-Écosse et ancienne nageuse paralympique, elle a été présidente du Conseil des athlètes du Comité paralympique canadien et est désormais présidente du Conseil des athlètes du Comité international paralympique (CIP) et membre du conseil d’administration du CIP. Sa déficience visuelle congénitale ne l’a pas empêchée de remporter 12 médailles et de concourir avec plusieurs des meilleurs nageurs au monde.

Élue dans son rôle par les athlètes paralympiques du monde entier lors des Jeux paralympiques de Rio en 2016 en tant que présidente du Conseil des athlètes du CIP, elle représente les athlètes handicapés au sein du mouvement paralympique mondial à la table de gouvernance où sont prises les décisions relatives au mouvement.

Chelsey Gotell (rangée du fond, deuxième à partir de la gauche) est la présidente actuelle du conseil des athlètes du Comité international paralympique; photographiée avec des membres du conseil au siège social du CIP à Bonn en Allemagne. (Photo : Site Web du CIP).

Née avec un albinisme oculo-cutané, une condition qui affecte la pigmentation et la vision, Mme Gotell se rappelle que ses parents la traitaient exactement comme ils traitaient son frère aîné, qui n’en était pas atteint.

« Je n’ai jamais utilisé ma vision comme une excuse pour ne pas exceller » dit-elle. « En fait, je l’ai utilisée pour me propulser. Je pratiquais tous les sports à l’école, qu’ils nécessitent une bonne vision ou non, et j’attribue cela à mes parents qui m’ont poussé à tout essayer. »

« Je me rappelle avoir regardé les Jeux olympiques de Barcelone en 1992 alors que j’avais six ans. J’ai vu Mark Tewkesbury gagner la médaille d’or pour le Canada dans le 100 m dos », se remémore Mme Gotell. « Après avoir vu cette course, j’ai noté dans mon journal que je voulais participer aux Jeux olympiques. Je ne savais même pas que les Jeux paralympiques existaient à ce moment. »

Elle était, et est toujours, tout à fait consciente du fait que certains parents sont surprotecteurs, hésitants et terrifiés à l’idée de laisser leur enfant handicapé participer à des compétitions sportives. Elle n’en avait rien à faire.

Juste au moment où elle a fêté son 13e anniversaire, elle a découvert le sport paralympique comme une occasion de se rapprocher encore plus près de la scène internationale. Deux ans plus tard, à ses premiers Jeux paralympiques en Australie, elle remportait des médailles dans des épreuves que d’autres pensaient impossibles.

Chelsey Gotell profitant d’un moment sur le podium avec une médaille d’or aux Jeux paralympiques 2008 à Pékin. (Photo : Chelsey Gotell)

« Les Jeux paralympiques me sont tombés dessus et m’ont ouvert des portes qui m’ont entraînée depuis dans ce parcours incroyable », se souvient-elle. « L’ICSO a influencé ma carrière – ça ne fait aucun doute. Pour moi, l’ICSO a simplifié les services liés au fait d’être un athlète de haute performance au Canada, et j’en suis très reconnaissante. »

Chelsey Gotell a travaillé pour le comité organisateur des Jeux panaméricains et parapanaméricains 2015 à Toronto et était l’une des premières porteuses de la flamme officielle des Jeux. (Photo : Chelsey Gotell)

Bien que les deux femmes aient de nombreuses histoires à partager, elles ont été des leaders dominantes dans le développement du sport. Mme Low admire Mme Gotell et Mme Gotell considère Mme Low comme son mentor.

« Elle est douée pour être mal à l’aise, cherchant toujours à faire bouger les choses pour apporter des changements positifs. Ce sont des femmes comme Debbie qui m’ont montré comment être une leader solide dans une industrie à prédominance masculine et à ne pas m’excuser de remettre en cause les normes afin d’avoir un impact positif », a affirmé Mme Gotell. « Mon rôle consiste à veiller à ce que les athlètes handicapés provenant de toutes les nations paralympiques du monde aient une voix qui suscite un changement positif et productif dans les plus hautes sphères du sport. »

Ancienne athlète de l’année dans son école secondaire Northern Secondary à Toronto, Mme Low était compétente dans presque tous les sports.

« Mes amis m’ont intéressée au sport et j’ai rapidement compris que l’activité physique était importante pour moi », a expliqué Mme Low, dont la mère est franco-canadienne et le père asiatique. « Parfois, des enfants se moquaient de moi en raison de mon apparence. Je me suis simplement concentrée sur le sport, car j’avais toujours aspiré à être une athlète olympique. Quand j’ai su que je n’avais pas les compétences nécessaires, j’ai quand même été motivée à m’impliquer dans le sport d’une manière ou d’une autre. »

Debbie Low, dans son rôle de directrice du sport lors de la mise en candidature pour les Jeux olympiques 2008 à Toronto. Photographiée avec Bob Steadward, président du Comité international paralympique. (Photo : Debbie Low)

C’est pendant ses études postsecondaires, à l’université de Toronto que Mme Low s’est particulièrement intéressée à un cours sur les handicaps. Les premières impressions ne sont pas que des jugements passagers, et elle est rapidement devenue passionnée de la valorisation du sport.

« J’ai suivi un cours universitaire spécial et l’expérience que j’ai vécue au Variety Village m’a beaucoup aidée », se souvient-elle. « Voir des personnes handicapées participer à des compétitions sportives a eu un grand impact sur moi. »

De nombreux athlètes de haut niveau du Canada sont les bénéficiaires de cette importante contribution, ainsi que de la force et de la résilience que Mme Low et Mme Gotell ont apportées à la croissance du sport amateur canadien.

-END-

David Grossman est un expert en communications et conteur ayant remporté plusieurs prix grâce à sa carrière distinguée en animation télévisée, journalisme et relations publiques en sport et gouvernementales.

Partie 1: Stephanie Jameson et Martha McCabe

Partie 2: Heather Logan-Sprenger et Erica Gavel

Partie 3: Meghan Buttle et Jennifer Ferris

Partie 4: Wendy Dobbin et Angie Shen

 

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