Un monde de possibilités : Inspirer les femmes dans le sport (Partie 4 - Wendy Dobbin et Angie Shen)

jeudi, 13 février, 2020

By David Grossman

 

L’Institut canadien du sport de l’Ontario croit au pouvoir du sport et à l’importance d’avoir des modèles et mentors positifs et inspirants à tous les niveaux sportifs. Cette série d’articles en cinq parties, écrite par le journaliste sportif primé David Grossman, a été conçue pour montrer comment des femmes remarquables de l’industrie ont utilisé le sport et les nombreuses compétences à transmettre qu’elles ont appris dans le sport pour les mener vers des occasions professionnelles et des postes de leadership.

En partenariat avec Sport Canada et son soutien financier aux initiatives d’égalité des genres dans le sport et de sécurité dans le sport, l’ICSO vise à être un chef de file dans la lutte pour un système sportif plus inclusif et égalitaire.

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Il y a des gens qui disent que certaines choses sont impossibles.

Ils ont peut-être parfois raison, mais certainement pas lorsqu’il est question de la détermination, de la persévérance et des efforts de deux femmes remarquables qui ont eu une incidence positive sur le monde du sport.

Pour Wendy Dobbin et Angie Shen, l’équipe passait toujours en premier, qu’elle gagne ou perde.

Elles étaient deux athlètes talentueuses et expérimentées; Angie Shen a choisi le volleyball et Wendy Dobbin s’est tournée vers la balle molle.

L’activité, l’apprentissage et la participation, ainsi que beaucoup de dévotion, ont contribué à leur bonheur. Elles se sont surpassées, ont été fières de leurs succès et n’ont pas baissé les bras devant les obstacles.

Durant tout leur parcours, une chose était claire : l’importance des entraîneurs. Elles affirment que les entraîneurs les ont toujours encouragées et qu’ils voulaient les aider à gravir les échelons pour devenir des athlètes de haute performance.

Angie Shen a traversé des chemins hasardeux, même à l’époque où elle allait à l’école primaire et qu’elle jouait dans une équipe de volleyball pour garçons à l’école publique Glen Shields. Un autre moment difficile a été lorsqu’elle regardait les autres jouer pendant sa pause dîner, car seuls les garçons pouvaient jouer au hockey-balle dans le gymnase de l’école.

Les moments de frustration se sont poursuivis à l’école secondaire et elle s’est dit qu’il était temps d’agir. Elle a vu une affiche pour un club de volleyball.

« J’adorais le volleyball. J’étais athlétique, mais je n’avais pas de talent naturel. Ça fait toute la différence, » dit-elle. « J’avais peu de compétences en volleyball et je devais vraiment apprendre à jouer. Je crois que c’est ce qui me permet de comprendre les athlètes et d’être une bonne entraîneuse. Étant donné que je n’avais pas de talent naturel, je devais poser des questions et chercher des manières de m’améliorer. C’était différent de ceux qui y arrivent sans effort. »

Elle a été athlète de l’année à l’école primaire et à l’école secondaire Vaughan, mais elle n’a reçu le prix du meilleur athlète qu’à l’Université York. Elle n’a pas eu de mal à l’obtenir, car elle était un membre d’élite de l’Université de l’Ontario et de l’équipe de volleyball York qui a remporté un championnat de sa ligue.

Angie Shen qui joue pour les Lions, l’équipe de volleyball de l’Université de York. (Photo : Angie Shen)

Son dévouement pour le volleyball était loin d’être terminé. Elle souhaitait devenir entraîneuse. Pendant 10 ans, elle a travaillé pour l’Association de volleyball de l’Ontario, où elle offrait du leadership, des conseils et des instructions aux entraîneurs et aux athlètes de l’Ontario.

« Mon travail est de créer un cheminement pour que les athlètes de l’Ontario atteignent le podium à l’échelle internationale, » affirme Mme Shen, qui a non seulement remporté des médailles elle-même, mais qui a aussi entraîné des équipes qui en ont gagné, y compris cinq médailles de championnats du monde en volleyball de plage. « En tant qu’entraîneuse, je suis efficace lorsque les besoins des athlètes sont suffisamment comblés pour qu’ils puissent faire des compétitions. »

Angie Shen qui célèbre une victoire en or avec Sophie Bukovec et Tiadora Miric aux championnats du monde de volleyball de plage des moins de 21 ans au Chypre en 2014. (Photo : Angie Shen)

Elle affirme qu’un endroit en particulier était, et continue d’être, une partie intégrale de son succès.

« L’ICSO m’a beaucoup soutenue, dit-elle. Ils accordent de l’importance à mon perfectionnement en tant qu’entraîneuse. Ma carrière d’entraîneuse est devenue ce qu’elle est aujourd’hui grâce à leur soutien. »

Angie Shen, entraîneuse lors des championnats du monde 2019 des moins de 21 ans en Thaïlande. (Photo : Phamai Techaphan)

Wendy Dobbin a eu une carrière d’athlète remarquable; elle détient toujours le record de lancer de l’Université de l’Indiana pour la moyenne la plus basse. C’est également là qu’elle a été entraîneuse pour l’équipe de la conférence de la vallée du Missouri de la NCAA et qu’elle a travaillé avec de jeunes lanceurs tout en terminant quelques cours pour améliorer son diplôme qui comprenait à la fois les études sportives et l’entraînement.

Elle a aussi gagné lors d’un championnat canadien et ce titre lui a permis de participer au Championnat du monde à Pékin. Par contre, plusieurs affirment que ses compétences d’entraîneuse sont encore plus impressionnantes.

En tant qu’athlète multisports pendant son adolescence à l’école secondaire Dunbarton à Pickering, elle se surnommait « l’accro du sport » et souhaitait participer aux Jeux olympiques. Lorsqu’elle a reçu une offre de bourse d’études qui la mènerait à passer environ 10 heures en dehors de chez elle pendant plusieurs années, elle a saisi l’occasion avec le soutien de sa famille.

« Le premier trimestre a été difficile, mais je me suis habituée et c’était une excellente expérience, » dit celle qui affirme être l’athlète la plus sérieuse dans sa famille de quatre enfants. « La meilleure partie de ma carrière de balle molle s’est produite après l’Université. »

Wendy Dobbin (à l’arrière, 5e à partir de la droite) qui a participé à la compétition avec les Canadian Free Spirits lors des Jeux mondiaux des maîtres en Nouvelle-Zélande, où ils ont remporté l’or. (Photo : Les Canadian Free Spirits)

Les supporters de la balle molle, déterminés à faire de l’entraînement aux Jeux olympiques de 2012, ont été choqués lorsque le sport a été retiré du programme olympique. Le moment de gloire de Mme Dobbin s’est produit aux Jeux de 2008 à Pékin, où elle était assistante entraîneuse pour l’équipe. Son équipe et celle du Canada ont tout juste raté le podium, mais ils ont obtenu la quatrième place.

« C’était très spécial. Sans compter que j’ai travaillé avec beaucoup de gens talentueux pour accomplir quelque chose que plusieurs personnes estimaient impossible, » dit celle qui a non seulement joué au niveau supérieur, mais qui est maintenant l’une des meilleures entraîneuses de ce sport au pays.

Wendy Dobbin aux Jeux olympiques 2008 à Pékin, où elle était assistante entraîneuse pour l’équipe féminine canadienne de balle molle. (Photo : Ron Pietroniro/Metroland)

Le succès lui allait bien et elle souhaitait en faire plus pour soutenir les athlètes nationaux, même si la balle molle avait été exclue des Jeux olympiques. Elle est devenue gestionnaire des services aux athlètes au centre sportif national de Toronto, dont le nom d’entreprise a été changé pour le Centre canadien multisport de l’Ontario en 2008, puis elle a été désignée par Sport Canada et À nous le podium pour travailler à l’Institut canadien du sport de l’Ontario.

Désormais responsable de la formation et du développement de programmes pour les entraîneurs et les directeurs techniques, Mme Dobbin s’occupe également de diriger et de présenter au sein du diplôme avancé en entraînement pour le Centre-de-l’Est en tant que directrice, Formation des entraîneurs à l’ICSO.

Wendy Dobbin qui fait une présentation au Symposium de l’ICSO sur le sport de haute performance en 2017. (Photo : Institut canadien du sport de l’Ontario)

La croissance est le mot qui décrit le mieux le rôle que l’ICSO a confié à Mme Dobbin.

« Tout est une question d’apprentissage, de perfectionnement des compétences et des connaissances pour ensuite les partager dans un but commun : devenir meilleurs, » dit-elle, après 20 ans passés à travailler en dehors du sport. « Les entreprises ont beaucoup à gagner en travaillant avec des gens issus du milieu sportif, tout comme les sportifs ont grand intérêt à travailler en entreprise. »

Mme Dobbin et Mme Shen ont plus de choses en commun qu’être des athlètes, entraîneuses et directrices.

« Je ne suis pas le centre de l’attention, dit Mme Dobbin. L’important, c’est de mettre les autres de l’avant et de collaborer. J’adore voir les gens accomplir des choses qu’ils ne se croyaient pas capables de faire.  C’est une question de participation et de passion pour le sport. »

-END-

 

 David Grossman est un expert en communications et conteur ayant remporté plusieurs prix grâce à sa carrière distinguée en animation télévisée, journalisme et relations publiques en sport et gouvernementales. En 2018, il a obtenu un prix de distinction comme membre des médias des Sports universitaires de l’Ontario.

 

Partie 1: Stephanie Jameson et Martha McCabe

Partie 2: Heather Logan-Sprenger et Erica Gavel

Partie 3: Meghan Buttle et Jennifer Ferris

 

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