KAIZEN Chapitre 2: La voile

mardi, 13 juillet, 2021
Sarah Douglas navigue

Amener les gens et les performances au niveau supérieur pour créer des champions

À l’approche de la fin des préparatifs pour les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo, l’Institut canadien du sport de l’Ontario présente une nouvelle série d’articles mettant en vedette le travail que nous réalisons pour soutenir les athlètes, les entraîneurs et les organisations sportives pour les Jeux. Le titre de la série est KAIZEN, un mot japonais qui signifie une amélioration continue, et qui semble si bien choisi. Lorsque l’entraînement et la compétition ont été perturbés, les athlètes se sont adaptés et ont fait preuve de résilience dans leur quête incessante du podium, et notre personnel était là avec eux. Le personnel de l’Institut canadien du sport de l’Ontario a trouvé des moyens innovants de fournir des programmes et des services de pointe en toute sécurité, en faisant preuve d’un inégalé KAIZEN : Amener les gens et les performances au niveau supérieur pour créer des champions. Parce qu’#ONPEUT.  

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Par David Grossman

 

Sarah Douglas est une athlète obnubilée par sa passion pour la réussite.

Dotée de nombreux talents et d’enthousiasme, Sarah profite à fond des occasions pour réaliser de grandes choses, et a déjà dépassé les attentes à maintes reprises.

Ceux qui connaissent ou ont observé Sarah peuvent apprécier ses objectifs et ses désirs. Nombre de ses aventures sont mémorables et d’autres sont à venir, comme sa participation pour le Canada à l’épreuve féminine de voile sur l’ILCA 6 (Laser Radial) lors des Jeux olympiques de 2020 au Japon.

Mais ce qui en fait une personne exceptionnelle, une perle de perfection dans le sport, c’est sa soif d’excellence et de récompenses.

Aussi accomplie qu’elle soit en voile, le développement des compétences est important. Aujourd’hui âgée de 27 ans, elle étudie l’excellence des autres, écoute les conseils de quiconque peut l’aider, puis cherche des moyens d’approfondir ses connaissances, de s’entraîner et d’améliorer ses performances.

Sarah ressent un sentiment d’animosité personnelle face à l’échec. Pour faire simple, elle n’aime pas perdre.

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Photo avec la permission de Sarah Douglas

Née dans la ville de Burlington, en Ontario, elle a déménagé avec sa famille à la Barbade et a passé une grande partie de ses plus jeunes années sur cette île des Caraïbes. Ses parents ont choisi de la renvoyer au Canada à l’âge de 14 ans, pour qu’elle bénéficie de l’enseignement privé du collège Lakefield, un pensionnat à la périphérie de Peterborough.

Excellente étudiante, athlète multisports et deux fois gagnante de la récompense de la meilleure marin au collège Lakefield, son amour pour la voile est demeuré inaltéré, un goût qu’elle a formé à l’âge de sept ans au Barbados Yacht Club, à Bridgetown, la capitale de la région des Antilles.

Ce passe-temps unique, bientôt, n’a plus été pour elle une compétence de loisir. Ce fut un entichement.

Avant d’être en âge de conduire un véhicule, Sarah avait déjà participé aux championnats de voile d’Amérique du Nord et du monde. On dit que le succès engendre le succès, et Sarah a bénéficié de l’appui d’un champion près d’elle.

Son frère aîné, Greg, a hissé le sport à un nouveau niveau personnel après avoir participé à deux Jeux olympiques. Ancien champion canadien, il est apparu pour la première fois à Pékin. Quatre ans plus tard, il a réalisé un record personnel en atteignant la 12e  place aux Jeux d’été de London.

À ce moment, Sarah, après avoir étudié à l’Université de Guelph et obtenu un diplôme en gestion du marketing, a eu l’envie d’être comme son frère et de tenter d’atteindre le sommet du podium. Certains diraient qu’il y avait un semblant de rivalité de fratrie, mais rien de grave. Elle voulait suivre le chemin tracé par son frère.

« L’observer (Greg) était amusant et je voulais être comme lui, et même meilleure », s’est rappelée Sarah, en se remémorant les années où ils entraient en compétition pour la Barbade, jusqu’en 2008, lorsque leur loyauté s’est tournée vers le Canada. « Lorsque j’ai eu 10 ans, ma première grande course s’est déroulée en Équateur, au Championnat du monde d’Optimist, où j’ai terminé 200e sur 228. Je me souviens avoir été la dernière personne à intégrer l’équipe. Mais ce fut une expérience amusante qui a piqué mon intérêt. »

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Photo avec la permission de Greg Douglas

En 2010, les projecteurs se sont concentrés davantage sur Sarah, et elle a participé aux premiers Jeux olympiques de la jeunesse à Singapour. Cette même année, elle a fait partie de l’équipe de haut niveau du Royal Canadian Yacht Club. Elle a ensuite poursuivi sa formation, partageant son temps entre les études, les voyages internationaux pour les compétitions et l’entraînement.

Cette année-là, après avoir obtenu une deuxième place aux Championnats juniors, elle a soudainement mis un frein à sa pratique de la voile de compétition. Cela a surpris beaucoup de personnes. Elle s’est alors tournée vers l’entraînement des jeunes marins au Ashbridge Bay Yacht Club de Toronto.

Trois ans après avoir quitté la compétition, et après avoir figuré parmi les meilleurs jeunes marins du Canada, son envie de participer de nouveau à la compétition est revenue. C’est une médaillée canadienne qui l’a inspirée à redevenir une athlète.

Le rêve impossible n’était plus inimaginable. Remporter une médaille olympique était devenu un but.

Les points forts de sa carrière ont commencé à s’accumuler, y compris un titre canadien. En 2019, malgré sa lutte contre une infection bactérienne contractée sur un vol de retour du Japon, un problème qui a nécessité un repos important, Sarah s’est battue et a remporté une médaille d’or à l’épreuve de voile des Jeux panaméricains, qui a eu lieu au Pérou.

Inlassable, Sarah ne s’est pas arrêtée. Même avec la pandémie, elle a utilisé son temps libre pour devenir plus forte et elle a trouvé des moyens de faire de l’exercice pendant les confinements.

« J’étais extatique à l’idée de compétitionner pour le Canada, puis tout s’est effondré avec la COVID-19 », a-t-elle confié. « J’étais stressée, le Canada s’est retiré des Jeux olympiques. Les compétitions ont été interrompues et les Jeux olympiques, reportés.

Même si Sarah, comme d’autres, a dû s’arrêter, elle n’a jamais oublié le soutien vital que sa famille lui a apporté. Elle a profité de cette période pour soigner son dos, blessé après les Jeux panaméricains. Lors de son repos à la Barbade, Sarah a eu la chance de pouvoir s’entraîner dans ce climat chaud, tout en étant proche de sa famille.

Sarah est entraînée par Vaughn Harrison et sa relation avec l’Institut canadien du sport de l’Ontario (ICSO), basé à Toronto, est exceptionnelle. Elle a bénéficié de nombre de ses services, notamment en matière de préparation physique, de soutien en performance mentale et en nutrition.

«J’ai retrouvé la joie de faire de la voile et pourquoi j’aime tellement en faire », s’est-elle réjouie. « (L’ICSO) m’a incroyablement aidé. Pendant cinq ans, j’ai grandi en tant qu’athlète, et les services, l’attention, les programmes, les ressources, j’ai profité de tout à fond. Tout était là, j’ai réalisé des progrès personnels et j’y ai trouvé beaucoup d’inspiration.

L’ICSO a été une mine d’or pour moi, un espace réservé, un soutien. Il a vraiment changé la donne et a eu des conséquences positives considérables sur moi. Aujourd’hui, je suis une meilleure athlète, une meilleure personne, plus forte, et je me concentre à être la meilleure. Je dois beaucoup à cette équipe de soutien intégré et Sheldon Persad a été incroyable. »

Sarah a utilisé les installations de l’ICSO à Toronto, après avoir été privée de l’accès à un gymnase pendant sept mois. Pour elle, tout l’entraînement se faisait à domicile.

Bien que Sarah parle beaucoup des conseils et de l’inspiration qu’elle a reçus de son frère Greg, M. Persad, qui est reconnu dans tout le Canada en tant que préparateur physique d’excellence, a joué un rôle clé dans sa réussite.

« Je me souviens de la première fois où  je l’ai vue, en 2015, elle était concentrée sur son talent inné et nous avons travaillé à l’améliorer », a expliqué M. Persad, cofondateur de l’Association Canadienne de Force et Conditionnement physique. « Elle a travaillé très dur et son niveau a grimpé en flèche; aujourd’hui, elle est l’une des meilleures athlètes au monde en voile.

La voile est un sport cérébral et (Greg) avait les dons physiques et le talent nécessaires pour réussir dans n’importe quel sport. J’ai essayé très fort de ne pas les comparer parce cela aurait été injuste. D’après ce que je peux voir aujourd’hui, Sarah a un potentiel de championne olympique. Elle a atteint ce niveau et c’est son but. »

Bien qu’ils n’aient que quelques années de différence, Sarah et son frère n’ont jamais compétitionné l’un contre l’autre. Mais ils ont vécu un moment mémorable, lorsqu’ils ont navigué ensemble sur un Sonar en 2016 à la régate de la coupe York à Toronto. Greg se souvient que sa sœur lui avait confié ce n’était pas assez compétitif pour elle.

« Quand elle était très jeune, je me souviens l’avoir encouragée à naviguer, à essayer le sport, à participer à des compétitions et aujourd’hui, c’est sans aucun doute elle la meilleure athlète, a déclaré Greg. J’avais un ami qui après l’avoir vue, m’avait dit que son talent brut allait la mener loin. Puis j’ai vu ce que la voile signifiait pour elle il y a un certain temps; elle s’épanouit sous la pression et a la capacité de rivaliser avec les meilleurs. »

Chris Hewson, entraîneur d’équipe chez Ontario Sailing, a déclaré que la communauté de la voile a tiré de grands avantages de la relation étroite entre la province et l’ICSO au cours des dix dernières années.

« La plupart de nos athlètes ont interagi avec l’ICSO et ont grandement bénéficié de ses services et de son expérience », a commenté M. Hewson, qui s’est montré très élogieux à propos de l’Initiative en sport de haut niveau de l’Ontario (ISHPO). « Du soutien en performance mentale, à la nutrition, en passant par la préparation physique, (l’ICSO) s’est montré extrêmement utile et un chef de file. »

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Photo avec la permission de Greg Douglas

Les discussions de réunion de famille autour de la table du repas ont aussi changé.

« Il y avait une époque où les gens mentionnaient Sarah comme la petite sœur de Greg Douglas, et je sais que cela l’a motivée, a déclaré Greg. Maintenant, les choses ont changé. Les gens disent que je suis le frère aîné de Sarah Douglas. »

 

david_grossman_headshot.png David Grossman est un journaliste chevronné, lauréat de nombreux prix, diffuseur auprès de certains des principaux médias canadiens, notamment le Toronto Star et SPORTSNET 590 THE FAN, et professionnel des relations publiques depuis plus de 45 ans dans le domaine des sports et des relations gouvernementales au Canada.

Photo de couverture avec la permission de Sarah Douglas

 

Voici les autres articles dans la serie KAIZEN :

Chapitre 1 : Le volleyball de plage
Chapitre 3 : L’entraînement
Chapitre 4 : Le personnel de l’ISCO 

 

Personne-ressource pour les médias :

Laura Albright, conseillère principale, Communications & Marketing
Institut canadien du sport de l’Ontario
Téléphone : 647 395-7536
Courriel : lalbright@csiontario.ca

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