De la pandémie au podium : Retour au sport à l’ICSO (Finale de la série: les spécialistes)

jeudi, 11 février, 2021

L’Institut canadien du sport de l’Ontario croit au pouvoir du sport et à ses principes unificateurs à l’échelle mondiale. Au cours de la pandémie de la COVID-19, nous avons été forcés de nous adapter à une nouvelle réalité et de nous unir pour nous soutenir mutuellement de diverses façons. Cette série d’articles en 4 parties, rédigée par le journaliste sportif lauréat de nombreux prix David Grossman, a été conçue pour mettre en valeur nos athlètes résilients et les praticiens qui ont joué un rôle déterminant dans leur retour au sport.

 

Par David Grossman

 

Vous n’entendez pas leur nom assez souvent, mais leur expertise est évidente.

Ils sont connus par beaucoup de personnes comme les « spécialistes du sport ».

Pour les autres, ils sont des soldats qui effectuent des travaux importants et qui se concentrent sur l’inspiration et la confiance. Ils font également en sorte que beaucoup d’athlètes d’élite canadiens obtiennent le soutien nécessaire qui les aidera à atteindre leur objectif de monter sur le podium.

Jordan Clarke, Andrew Cochran, Aly Hodgins et Haginaa Sivapunniyan sont des champions dans leur propre domaine. Ils mettent tous l’accent sur les connaissances et l’expérience, afin de se concentrer sur la force et le conditionnement physique, la physiothérapie, la nutrition, la physiologie de l’exercice, la haute performance et la myriade de services nécessaires aux athlètes de haut calibre.

Aly Hodgins traitant un athlète. Photo: Nick Wammes

Un autre défi encore plus important est celui de remettre un programme d’entraînements essentiels sur les rails; un programme qui a été perturbé par une pandémie. Le scepticisme physique accompagne l’inquiétude mentale.

Créatifs et dynamiques, ces professionnels formés et expérimentés donnent le meilleur pour les athlètes, ils semblent toujours trouver des façons de rester engagés et plongés dans leur travail, un travail bien fait.

Ils travaillent pour l’Institut canadien du sport de l’Ontario (ICSO) et sont des praticiens plus que bienveillants et compatissants. Ils aident les athlètes de premier plan à se concentrer sur la sécurité personnelle et sur les réussites en compétition avec les meilleurs au monde.

Ce n’est pas une activité de terrain de jeu, mais les performances remarquables représentées dans des matchs internationaux, des Jeux panaméricains et parapanaméricains aux Jeux du Commonwealth, des Championnats du monde aux Jeux olympiques et paralympiques.

Dans chacun de ces cas, les athlètes canadiens sont en compétition avec d’autres athlètes qui cherchent la même chose qu’eux.

Bien que les médailles ne soient pas toujours aussi nombreuses, l’impact positif et l’effet que ces spécialistes ont sur l’objectif des athlètes aident aussi dans leur carrière et leur développement social.

Motivateurs de bien des façons, ils ne représentent que quelques membres de l’équipe qui soutient les athlètes.

« Il s’agit donner tout ce qu’ils peuvent offrir à un superbe groupe d’athlètes », a déclaré Debbie Low, chef de la direction de l’ICSO, « ils travaillent fort pour être en excellente forme physique et, en plus des conseils de leurs entraîneurs, l’ICSO a une équipe de praticiens enthousiastes qui y contribuent – et qui fait un travail phénoménal ».

Debbie Low a aussi travaillé fort pour que les installations de l’ICSO rouvrent en juin 2020 et pour qu’elles restent ouvertes pendant l’attaque sur le monde du coronavirus. Lisa MacLeod, ministre des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture de l’Ontario, a aussi sa part de responsabilité. Elle a entendu l’appel à l’aide et a personnellement pris part à l’appui du gouvernement de l’Ontario pour l’ouverture des installations dont les athlètes avaient besoin.

Ce fut une source de soulagement et une occasion brillante de tout remettre en mouvement pendant une période plutôt sombre, surtout avec le retour des Jeux olympiques d’été de 2020 qui sont prévus un an plus tard au Japon en juillet et en août.

« Nous avons chacun notre expertise, notre spécialité et notre domaine, mais c’est le travail d’équipe qui fait une différence », a déclaré Andrew Cochran, entraîneur en force et conditionnement physique et physiologiste du sport qui a obtenu son doctorat en physiologie de l’exercice à l’Université McMaster à Hamilton.

Andrew Cochran entraînant un athlète. Photo: Jason Burnett

« Lorsqu’on examine la vue d’ensemble, j’aime la voir comme une pyramide avec les athlètes au sommet, et les entraîneurs en dessous d’eux les soutiennent.  Sous les entraîneurs et les athlètes, il y a l’équipe de soutien qui constitue la fondation.  Plus la base est solide, plus la pyramide peut être élevée.  Nous bâtissons cette fondation en utilisant les sciences du sport les plus probantes disponibles pour maximiser le potentiel du sport ».

Andrew Cochran, comme les autres, est l’une des personnes participant au processus de résolution de problèmes.

« Nous examinons la performance des athlètes et, en tant qu’équipe, priorisons les éléments qui, selon nous, pourraient offrir le plus grand avantage en matière de performance », dit-il, « selon moi, il faut maximiser la santé, la force et la performance des athlètes. Je ne vais pas cacher le fait que j’aime aider les gens à poursuivre ce qu’ils veulent le plus ».

Après avoir mis en place des politiques et des procédures strictes, Aly Hodgins comprend les effets positifs que les gens comme elle peuvent avoir sur un athlète. Ces spécialistes ne font pas de suppositions, et ne sautent pas aux conclusions, sans prendre le temps d’examiner et d’analyser sérieusement la situation.

« Nous sommes le personnel de soutien silencieux, les mécaniciens et les personnes qui règlent les problèmes. Nous perfectionnons les athlètes pour les aider à réaliser leur plein potentiel », a déclaré Aly Hodgins, qui réside dans la communauté de Halton Hills de Limehouse, et qui travaille avec des cyclistes du Mattamy National Cycling Centre à Milton.

Aly Hodgins traitant un athlète a le Mattamy Cycling Centre. Photo: Nick Wammes

« La majorité de mon travail consiste à améliorer le rendement par la mobilité et la souplesse. Il s’agit d’équilibrer les choses pour les athlètes afin qu’ils soient des personnes en santé, et non seulement des cyclistes ».

Avec des diplômes d’études de la Western University et de l’Université McMaster, en kinésiologie et en physiothérapie, respectivement, Aly Hodgins se concentre sur la posture, la tension musculaire et l’exercice. Elle a acquis de l’expérience avec l’équipe canadienne lors de deux Jeux panaméricains et a travaillé comme bénévole à la Coupe du monde féminine de la FIFA.

« Je dois m’assurer que les athlètes sont prêts à suivre la formation prescrite par leur entraîneur », dit-elle, « un athlète bien équilibré et mobile est un athlète en santé – et c’est mon travail de gérer cela en ayant un impact positif ».

Jordan Clarke, également employé de l’ICSO, participe activement à Rowing Canada Aviron et Row Ontario.

En tant que personne possédant une vaste expérience de travail auprès d’athlètes juniors, universitaires et d’équipes nationales dans une grande variété de sports, son leadership intellectuel met l’accent sur la génétique ainsi que sur les tests et le suivi de l’entraînement des athlètes. Puis, il répond, au besoin, avec des ajustements.

« Je crois que l’une de mes tâches les plus importantes est l’éducation – habiliter et encourager les athlètes », déclare Jordan Clarke, qui travaille à la Western University dans le cadre du programme Nouvelle génération à London et qui offre un soutien physiologique aux athlètes.

Jordan Clarke mise en place d’un masque facial; 2018. Photo: Instagram.

Le programme Nouvelle génération s’engage à la croissance et au développement des athlètes de compétition dans le but de les faire monter sur les podiums nationaux et internationaux pour les années à venir.

 « Tout est une question d’amélioration. Je n’ai pas dans ce rôle pour la reconnaissance. Ce qui me rend vraiment heureux, c’est de savoir que j’ai contribué au succès de l’athlète ».

Tous les services offerts ne se trouvent pas dans un guide, il s’agit donc du rôle d’Haginaa Sivapunniyan de s’assurer que les athlètes connaissent ces services.

Elle est la coordonnatrice des services aux athlètes – celle vers qui tout le monde se tourne pour presque tout. Elle observe l’anxiété et le stress des athlètes, et considère son rôle comme petit, mais important dans leur développement.

« Les athlètes savent qui je suis, en tant que personne-ressource, que ce soit pour certains services requis, l’endroit le plus proche pour obtenir un repas nutritif, des partenariats d’affaires, une conversation informelle ou simplement pour répondre lorsqu’ils demandent de l’aide », dit-elle, « il est très important pour moi de créer des liens et de le faire de façon positive. Je dois voir les choses d’un nouvel œil et avoir une capacité à communiquer efficacement ».

Diplômée en kinésiologie de l’Université York, Haginaa Sivapunniyan participe également au conseil des athlètes de l’ICSO récemment formé, elle fournit des conseils, et des recommandations à l’organisation. Il s’agit aussi d’un forum où les athlètes peuvent transmettre des renseignements et développer des idées;

Le travail n’a pas été facile pour Haginaa Sivapunniyan pendant la période de la COVID. En fait, à bien des égards, c’est plus difficile.

« Les outils de soutien pour les athlètes sont cruciaux », dit-elle, « il faut maîtriser la situation et être prêt à aider lorsque quelqu’un a besoin d’aide. J’aime réellement ce que je fais et je sais que ce n’est pas tout le monde qui a l’opportunité de travailler avec des gens d’élite. Même si j’ai beaucoup appris, je dois aussi garder l’esprit ouvert et être disponible pour eux. Je sais que les petites choses que nous faisons peuvent avoir un impact important ».

Haginaa Sivapunniyan dans Athlete Services. Photo: Haginaa Sivapunniyan

Dans cette conclusion de la série de l’ICSO « de la pandémie au podium » qui comporte à cinq parties, un échantillon de quatre athlètes exceptionnels et leurs conseillers spéciaux, ont fait part de leurs expériences, de leurs difficultés et de leur détermination à viser l’excellence pendant ces périodes difficiles.

Vous pourrez lire les quatre histoires précédentes en suivant les liens ci-dessous, elles mettent l’accent sur les athlètes Reese Morgan, Eric Rodrigues, Geneviève Sasseville et Renee Foessel, et sur le personnel professionnel dévoué Kris Robertson, Melissa Lacroix, Meena Sharif et Dr Sari Kraft. 

 

-END-

 

PREMIÈRE PARTIEREESE MORGAN/KRIS ROBERTSON

DEUXIÈME PARTIEERIC RODRIGUES/MELISSA LACROIX

TROISIÈME PARTIEGENEVIÈVE SASSEVILLE/MEENA SHARIF

QUATRIÈME PARTIERENEE FOESSEL/DR. SARI KRAFT

 

 David Grossman est un journaliste chevronné, lauréat de nombreux prix, diffuseur auprès de certains des principaux médias canadiens, notamment le Toronto Star et SPORTSNET 590 THE FAN, et professionnel des relations publiques depuis plus de 45 ans dans le domaine des sports et des relations gouvernementales au Canada.

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