La fatigue est-elle seulement dans votre tête?

mardi, 12 mai, 2020

La fatigue est-elle seulement dans votre tête? Ed McNeely, M. SC., chef, préparation phsyique

Il y avait une histoire pour endormir les enfants appelée « The Little Engine That Could ». Dans cette histoire, un moteur de train avait de la difficulté à monter une colline abrupte, mais en répétant la phrase « Je pense que je peux » encore et encore, il l’a surmontée. Nous étions loin de penser à ce moment-là que ce moteur de train avait découvert le secret pour surmonter la fatigue dans de nombreuses situations sportives.

Les recherches sur la fatigue ont tendance à adopter une approche systémique axée sur une seule cause à la fois. Par conséquent, nous avons connu des périodes où le lactate était la cause de la fatigue, la diminution du glycogène était la cause, la chaleur était la cause, etc. C’était une grande source de discussion dans les forums de discussion et les articles de magazines, mais ça n’a jamais vraiment expliqué pourquoi un athlète se fatigue et pourquoi les athlètes se fatiguent à des vitesses différentes.

Il y a plusieurs années, la notion selon laquelle le cerveau était la seule cause de fatigue a été mise en avant comme une théorie, appelée la « théorie du gouverneur central ». Cette théorie a rencontré beaucoup de résistance de la communauté scientifique et certains débats animés ont été présentés dans plusieurs revues de recherche sur les sciences du sport et la médecine du sport. Bien qu’il y ait des lacunes et des points de discorde dans de nombreuses théories scientifiques, la notion que le cerveau est responsable de la fatigue est très logique et explique plusieurs des expériences pratiques des entraîneurs et des athlètes.

En termes simples, lorsque vous commencez à faire de l’exercice, votre cerveau envoie des signaux à vos muscles pour les faire bouger. En même temps, des signaux reviennent à votre cerveau pour aider votre cerveau à ajuster l’exercice. Votre cerveau surveille des choses comme les taux de lactate, les taux de glucides, la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, la température, les changements dans les hormones, les douleurs musculaires et la douleur. Lorsque tous ces éléments sont dans les limites de certains paramètres, votre cerveau est heureux de vous laisser faire votre exercice. Alors que les retours de votre corps commencent à devenir plus intenses, votre cerveau commence à vous dire que l’exercice est difficile et que ce n’est pas de

quelque chose que vous faites normalement. C’est à ce moment que vous commencez à vous demander si vous voulez continuer. À ce stade, vous avez la possibilité de dire consciemment à votre cerveau que tout va bien ou vous pouvez dire à votre cerveau que les choses ne sont peut-être pas bien, que vous devriez peut-être arrêter. À un certain niveau de difficulté, les signaux provenant de votre corps qui disent à votre cerveau de ne pas continuer vont submerger les signaux que vous envoyez consciemment pour continuer et vous arrêterez.

Le processus d’entraînement et de mise en forme est conçu pour augmenter la vitesse ou la puissance à laquelle les « signaux d’arrêt » sont trop forts pour continuer. Mais il y a aussi un élément de perception de la fatigue. Alors que vous vous exposez à des exercices plus intenses, votre cerveau s’habitue à l’intensité des signaux qui sont retournés et se rend compte que la douleur que vous ressentez n’est pas dangereuse et que vous pouvez passer à travers. La prochaine fois que vous aurez du mal à vous entraîner, et que votre cerveau commencera à vous demander si vous êtes certain de pouvoir continuer, rappelez-vous du petit moteur qui pouvait le faire. Si vous pensez que vous pouvez, vous pourrez probablement le faire.

 

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